Pollution des eaux de ruissellement : comment lever une mise en demeure DREAL sur un centre de tri papier/carton

Vous gérez un site industriel avec de grandes surfaces imperméabilisées ? Alors vous connaissez déjà la question qui fâche : que devient l'eau de pluie, chargée en polluants, une fois qu'elle a traversé votre site ? Sur un centre de traitement de déchets, la pollution des eaux de ruissellement peut vite tourner au casse-tête, jusqu'à attirer l'attention de la DREAL et déboucher sur une mise en demeure. Voici comment un exploitant du Maine-et-Loire s'en est sorti, et ce que vous pouvez en retenir pour votre propre projet.

Le problème : des polluants qui attirent la mise en demeure de la DREAL

Le site en question est un centre de transit et de traitement de déchets papier et carton. Rien d'exotique a priori. Sauf qu'à chaque averse, l'eau qui ruisselle sur les 24 160 m² du site se charge d'un vrai cocktail de polluants :

  • des métaux lourds, via les encres, pigments et agrafes ;
  • des hydrocarbures, liés aux engins de manutention ;
  • des matières en suspension (MES) : fibres de papier, poussières de carton ;
  • des matières organiques issues de la dégradation du papier.

Résultat : lors d'un contrôle, la DREAL constate un dépassement des seuils de MES et des rejets d'encres directement en milieu naturel, en rivière. Une mise en demeure tombe. Et là, plus question de traîner.

Ce genre de scénario, on le voit revenir souvent chez SIMOP. Pas seulement sur les centres de tri : casses automobiles, plateformes logistiques, zones de stockage à ciel ouvert... Tous ces sites partagent le même point faible, une surface imperméabilisée qui transforme chaque pluie en vecteur de pollution.

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Pourquoi les équipements déjà en place ne suffisaient pas à traiter la pollution

Voici le twist : le site n'était pas laissé à l'abandon. Il disposait déjà d'un décanteur lamellaire et d'un séparateur d'hydrocarbures. Sur le papier, ça semble complet. Alors pourquoi ça n'a pas suffi ?

Un décanteur lamellaire fait bien son travail sur les particules les plus lourdes. Un séparateur d'hydrocarbures capte, comme son nom l'indique, les hydrocarbures. Mais ni l'un ni l'autre n'est conçu pour piéger efficacement les matières en suspension fines, ni les micro-plastiques et flottants qui restent en surface. Ce sont précisément ces polluants-là qui posaient problème sur ce site.

C'est une situation qu'on croise régulièrement : des équipements pertinents, mais qui ne couvrent pas tout le spectre de pollution du site. Le résultat, c'est un traitement partiel qui ne passe pas les contrôles.

Si vous voulez creuser la question de la réglementation ICPE et des seuils de rejet applicables à votre activité, ça mérite un article à part entière : on prévoit justement d'y revenir prochainement.

La solution : un TRITHON pour traiter l'eau et ses polluants

Plutôt que de tout reprendre à zéro (ce qui aurait coûté cher, et pour rien), la solution retenue a consisté à compléter le dispositif existant avec un séparateur hydrodynamique TRITHON, modèle 5/25.

Concrètement, comment ça marche ? Le TRITHON utilise la force centrifuge pour faire tourner l'eau à l'intérieur de l'ouvrage. Les particules les plus lourdes sont alors projetées vers les parois et décantent, tandis que les flottants (micro-plastiques, hydrocarbures résiduels) sont piégés en surface. Pas de filtre à changer, pas de pièce mobile qui s'use : c'est de la mécanique des fluides, tout simplement.

Le positionnement compte tout autant que l'équipement lui-même. Ici, le TRITHON a été installé :

  • en aval du bassin de rétention, régulé à un débit de 24 L/s ;
  • en aval du séparateur d'hydrocarbures existant.

Autrement dit, chaque équipement traite ce pour quoi il a été conçu, et le TRITHON vient chercher ce que les autres laissent passer. C'est cette logique de complémentarité qui fait souvent la différence entre un dispositif conforme et un dispositif qui ne l'est qu'à moitié.

Les résultats : quel taux de rétention des polluants ?

Bonne question, et légitime. Voici ce qui a été mesuré sur ce chantier précis : environ 70 % de rétention des polluants pour un débit de 12 L/s. Un chiffre concret, pris sur site, dans des conditions réelles.

Et sur le principe même du TRITHON, testé et validé CSTB-ETV (donc pas juste une promesse commerciale), les performances grimpent à :

  • 98 % de piégeage des matières en suspension ;
  • 99,9 % des micro-plastiques et flottants de densité inférieure à 0,93.

De quoi transformer une mise en demeure en dossier classé. Et surtout, de quoi limiter durablement l'impact du site sur le milieu récepteur, ici une rivière qui n'avait rien demandé.

Votre site est-il exposé au même risque de pollution de l'eau ?

Vous n'êtes pas forcément un centre de tri papier/carton. Mais si votre activité génère des surfaces imperméabilisées exposées à la pluie, la question se pose de la même façon : parking, plateforme logistique, zone de stockage industrielle, aire de lavage, station-service... TRITHON s'adapte à de nombreuses configurations, seul ou associé à d'autres équipements.

Selon la nature de votre site, il peut d'ailleurs se combiner avec :

Si vous êtes bureau d'études ou maître d'œuvre, vous savez que chaque site a ses contraintes propres : nature du sol, débit de pointe, sensibilité du milieu récepteur. C'est justement pour ça qu'on prend le temps d'étudier chaque projet au cas par cas plutôt que de proposer une solution standard.

Un projet de traitement de l'eau, des polluants ou une mise en demeure DREAL à traiter ?

Vous avez une problématique de conformité, un contrôle DREAL à anticiper, ou simplement un projet de traitement des eaux de ruissellement à chiffrer ? Parlons-en : notre équipe étudie votre configuration et vous propose un dimensionnement adapté.

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Vous travaillez plutôt sur un projet d'assainissement individuel ou de gestion des eaux usées domestiques ? Ce n'est pas le même sujet que celui traité ici : direction notre rubrique assainissement non collectif pour trouver la solution adaptée à votre projet.